Black Friday : mettons Amazon hors-service !

Vendredi 25 et samedi 26 novembre 2022, les militant·es d’Attac « mettent hors service Amazon » lors du Black Friday, célébration de la consommation extrême : des centaines de casiers d’Amazon vont être mis hors service partout en France.
Destruction d’emplois, dégradation des conditions de travail, entreprise climaticide, évasion fiscale massive... les raisons de stopper Amazon et son monde ne manquent pas !

Ce vendredi 25 novembre, c’est le Black Friday, fête de la surproduction et de la surconsommation préparée à coups de publicités massives et de promotions extrêmes, afin d’inciter les citoyen·nes à acheter des millions de produits en pleine crise climatique et sociale. Plusieurs centaines de collectifs se mobilisent vendredi et samedi pour stopper la multinationale prédatrice, détruisant la planète, les territoires et les solidarités.

Amazon a un impact climatique colossal, basé sur une augmentation continue de la production de biens pour proposer un catalogue le plus large possible et le moins cher. Ces produits inondent ensuite le marché pour concurrencer les autres acteurs. Alors que plus de 80% de l’empreinte carbone d’un produit textile ou électronique est effectuée lors des phases d’extraction et de fabrication, augmenter la production conduit à la catastrophe climatique [1]. Le nombre de ventes par Amazon a ainsi augmenté de 23% en 2021 [2], dépassant la barre des 1 milliards de produits distribués chaque année.
 
Pire, le gouvernement se refuse à encadrer l’entreprise climaticide, permettant la construction de 7 nouveaux entrepôts Amazon en France en 2022 [3]. Des implantations qui empêchent les territoires concernés d’implanter une production locale et de réduire notre production.
 
Pour Vincent Drezet, porte-parole d’Attac « Le criminel climatique Amazon se développe et s’implante en profitant de la connivence d’élue·s et du gouvernement alors que cette multinationale détruit plus d’emplois qu’elle n’en crée. Pire, aucune volonté politique n’est à l’œuvre pour empêcher la firme de dissimuler ses bénéfices dans des paradis fiscaux. Amazon c’est 90 milliards d’euros de chiffres d’affaires en 2021 et 0€ d’impôts sur les sociétés en France. C’est à nous, ensemble de mettre hors service Amazon et son monde, et promouvoir les alternatives locales. »
 
A la place des emplois détruits, il est proposé des emplois aux conditions de travail infernales dans les plateformes de e-commerce. Elles se traduisent par un nombre élevé et permanent de travailleurs intérimaires, une augmentation des inaptitudes à reprendre le travail, un nombre élevé d’abandons de postes. Ce sont près de la moitié des effectifs qui ont été remplacés en 2021 [4] et aboutissent à l’épuisement rapide des bassins d’emplois.
 
Au vu de l’urgence climatique et sociale, nous appelons toutes celles et ceux qui le souhaitent à nous rejoindre pour poursuivre et amplifier les actions en faveur du développement d’une économie locale, créatrice d’emploi, génératrice de lien social tout en étant compatible avec les impératifs climatiques.
 
Pour Étienne Coubard, chargé de mobilisation aux Amis de la Terre « Cette période marquée par les crises environnementales, sociales et de hausse des prix montre notre vulnérabilité et le besoin d’encadrer le secteur de la vente en ligne. Une nécessité pour pouvoir relocaliser notre production, créer des emplois de qualité et justement rémunérés. A contre courant de la position actuelle du Gouvernement, un choix doit s’opérer pour être en phase avec les enjeux de sobriété, de maîtrise des prix et endiguer notre dépendance à l’importation. »
 
Nos actions vont se poursuivre partout en France ces 25 et 26 novembre pour mettre hors d’état de nuire Amazon, sensibiliser toujours plus de monde et interpeller les pouvoirs publics afin qu’ils agissent enfin contre les désastres sociaux, écologiques et fiscaux générés par Amazon. Elles s’inscrivent dans une mobilisation internationale avec des actions dans plus de 30 pays dans le cadre de la campagne "Make Amazon Pay" [5].